Y a-t-il une norme à respecter en terme d'écriture en compétence?

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L’écriture en compétences répond à la nécessité d’adopter un langage commun partagé par tous les acteurs concourant au développement des compétences, des organismes de formation jusqu’au monde de l’entreprise. Il s’agit également pour France compétences, en sa qualité d’autorité nationale de régulation garante du contenu éditorial des répertoires nationaux, d’affirmer une nécessaire harmonisation des référentiels publiés. Pour autant l’écriture en compétences n’est pas normée : elle peut être décrite de différentes manières, à partir du moment où elle montre une combinaison contextualisée et finalisée de savoirs en action, cohérente avec le niveau attendu de maîtrise de la compétence.


L’écriture en compétences peut ainsi être structurée au moyen d’un verbe d’action à l’infinitif (la compétence prenant son sens par rapport à l’action), du « quoi » (le sujet de l’action), du « pourquoi » ou de la « finalité » (la compétence s’exprimant par rapport à un objectif ou un résultat à atteindre : pour, afin de, en vue de, à l’attention de) et éventuellement, du « comment » (la mise en œuvre de la compétence dépendant des moyens mis à disposition : l’objet de l’action, le mode opératoire ou les moyens).

Pour autant, la formulation des compétences dans les référentiels énonce les buts à atteindre, mais n’a pas pour
finalité d’apporter une quelconque indication sur la façon de les atteindre, ni de les évaluer. Il ne s’agit pas de traduire un référentiel de formation préexistant en compétences « dérivées » mais de bâtir ce référentiel sur la base des compétences attendues, dérivées des besoins liés à l’exercice de l’activité.